le liquide diffusent beaucoup plus la lumière bleue et la lumière violette que
la lumière rouge. La sensibilité de l’œil à la couleur violette étant plus faible que sa
sensibilité à la couleur bleu, la lumière diffusée apparaît bleue, la lumière transmise
étant appauvrie en bleu et violet par rapport à la lumière blanche apparaît jaune
orangée si le milieu est peu diffusant et rouge sombre si le milieu est très diffusant.
Remarque: le phénomène de diffusion vérifie la loi de Rayleigh: l'intensité de la lumière diffusée est
inversement proportionnelle à la puissance quatre de la longueur d'onde dans le vide. Ainsi à
intensités égales des rayonnements violet et rouge incidents, l'intensité diffusée dans le violet (
=400nm) est 12,4 fois plus intense que l'intensité diffusée dans le rouge (
= 750nm).
C'est grâce à ce phénomène de diffusion que le ciel paraît bleu par beau
temps. En effet l'air est constitué de molécules (azote et oxygène essentiellement) qui
diffusent la lumière solaire. Imaginons d'abord la situation d'un observateur terrestre
vers midi solaire. La lumière solaire transmise est faiblement appauvrie en bleu et
violet car l'épaisseur d'air traversée est minimale : le soleil apparaît jaune. Si
l'observateur regarde le ciel dans une direction autre que celle du soleil, il reçoit de la
lumière diffusée par les molécules d'air situées dans la direction de son regard: le ciel
lui apparaît bleu. Le matin et le soir, la couche d'air traversée est nettement plus
importante, le phénomène de diffusion est plus important, le soleil apparaît rouge (voir
schéma n° 32). Le phénomène de diffusion est encore accentué par la présence dans
l'air d'autres particules diffusantes: molécules d'eau, molécules diverses issues de la
pollution : les plus beaux levés et couchés de soleil s'observent par beau temps au-
dessus de la mer car l'air y contient des molécules d'eau obtenues par évaporation de
l'eau de mer et au-dessus des villes polluées.
Revenons à la lune dans la zone d'ombre de la terre en tenant compte
de ce qui vient d'être exposé sur la déviation et la diffusion de la lumière
solaire. En entrant ou sortant de la zone d'ombre, la lune reçoit de la lumière peu
déviée par l'atmosphère, donc de la lumière ayant traversé les couches élevées de
l'atmosphère, là où la densité de l'air est faible et donc les particules diffusantes peu
concentrées: la lune apparaît donc jaune. Dans la partie centrale de la zone d'ombre,
la lune reçoit une lumière ayant subie une déviation plus importante, donc de la
lumière ayant traversé les couches basses de l'atmosphère, là où la densité de l'air est
plus forte et les particules diffusantes plus concentrées; le phénomène de diffusion est
donc dans cette zone plus important; la lune apparaît rouge. Bien sûr, comme la
coloration du soleil couchant, cette coloration est très sensible à l'humidité de l'air
traversé, donc au conditions météorologiques.
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Contrairement aux éclipses de soleil dont la zone d'observation à la surface de la
terre est, nous allons le voir, très réduite, l'éclipse de lune est visible dans toute l'hémi-
sphère terrestre face à la lune. Pour un observateur fixe à la surface de la terre, elle
est visible tant que la lune reste au-dessus de la ligne d'horizon. La durée de l'éclipse
(phases d'entrée et de sortie de la zone d'ombre comprises) pouvant durer quelques
heures, il n'est pas toujours possible d'observer d'un lieu donné toutes les phases de
l'éclipse: l'éclipse peut commencer avant que la lune n'apparaisse à l'horizon ou elle
peut se terminer après que la lune ait disparu à l'horizon.
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