
N·l2·b
a=π·a2
l2·l2·b
a=π·a·b
Cette aire est celle de la surface délimitée par l'ellipse. Conclusion : l'aire de la surface délimitée par une ellipse est :
A=π·a·b=π·a2·p1−e2
(32)
5 Loi des aires.
Figure 4:
Attention ! par la suite, la mesure des angles sera
exprimée en radians.
Pour l'instant, nous nous sommes limités à une étude
purement géométrique de l'ellipse. Nous introduisons
maintenant de la dynamique : nous supposons que le
centre d'inertie S d'un satellite naturel ou articiel d'un
astre attracteur de centre F décrit, dans un repère galiléen
d'origine F un mouvement elliptique. L'étude dynamique
rigoureuse du mouvement est largement disponible sur le
net, ici par exemple :
Mouvement à force centrale
Sans refaire ici la démonstration du document cité ci-
dessus, nous admettons que S vérie la loi des aires : soit
t = 0 la date de passage de S au périastre ;
l'aire de la
surface balayée par le segment (FS) entre les dates
zéro et t (date quelconque) est, selon la loi des aires,
proportionnelle à t
.
De plus, dans le cas particulier t = T : période du mouvement, l'aire de la surface balayée vaut
π.a.b
. L'aire de la surface
balayée entre les date zéro et t peut donc s'écrire :
A=π.a.b
T·t
. On appelle vitesse aréolaire de S le nombre dérivé de A par
rapport à t :
vA=dA
dt
; soit ici :
vA=dA
dt =π.a.b
T
(33)
La loi des aires peut aussi s'énoncer simplement en disant que, lorsqu'elle est vériée,
la vitesse aréolaire du point S
décrivant l'ellipse ne varie pas au cours du temps.
Remarque : dans le cas général d'un astre attracteur quelconque, la position de S la plus proche de F est appelée périastre
et la position la plus éloignée apoastre. Si l'astre attracteur est la terre, ces deux mots peuvent être remplacés respectivement
par périgée et apogée. Si l'astre attracteur est le soleil, ces deux mots peuvent être remplacés respectivement par périhélie et
aphélie.
Exprimons maintenant la vitesse aréolaire en fonction des coordonnées polaires de M et de leurs dérivées par rapport au
temps. Soit
−→
F S =r·−→
ur
le vecteur position de S à la date quelconque t,
−→
ur
étant un vecteur unitaire. Entre les date t et (t +
dt), le point M subit un déplacement élémentaire :
−→
dl =dr ·−→
ur+r·dν ·−→
uν
où
−→
uν
désigne un vecteur unitaire perpendiculaire
à
−→
ur
dans le plan de l'ellipse et orienté dans le sens du vecteur déplacement de S (voir gure n
°
4). L'aire de la surface balayée
par le segment (FS) est celle du triangle hachuré sur la gure. Cette valeur est la
demie norme
du produit vectoriel :
−→
F S ∧−→
dl =r·−→
ur∧(dr ·−→
ur+r·dν ·−→
uν) = r2·dν ·−→
uz
(34)
où
−→
uz
désigne un vecteur perpendiculaire au plan de l'ellipse orienté vers le lecteur. La nouvelle expression générale de la
vitesse aréolaire est ainsi ::
vA=1
2·r2·dν
dt
(35)
où
dν
dt
représente le nombre dérivée de l'angle polaire par rapport au temps, c'est à dire la vitesse angulaire du point S.
Conclusion : lorsqu'un point S en mouvement elliptique vérie la loi des aires, le produit de r
2
par la vitesse angulaire est
une constante, souvent notée C et appelée constante des aires :
r2·dν
dt =C
avec :
C= 2vA=2π.a.b
T
(36)
6 Relation entre anomalie moyenne et anomalie vraie : équation de Kepler.
Nous conservons les hypothèses précisées au début du paragraphe précédent.
Nous reprenons la gure n
°
2 en y ajoutant (en bleu) la trajectoire du centre S
f
d'un satellite ctif qui décrirait à vitesse
constante un cercle de rayon a (demi grand axe
réel
de l'ellipse), sa période de révolution T étant la période de révolution
réelle
du centre du satellite. Le centre du cercle est le point F, foyer de la trajectoire réelle elliptique. Le point P représente
5